Les Roses solidaires

Ce matin, toutes les participantes avaient rendez-vous devant le Sheraton à 9 :30 pour un transfert en bus vers le site de la Fundación del Azul, dont l’action porte sur l’équithérapie. Second volet solidaire du Trophée Roses des Andes, cette première partie de journée s’est encore transformée en fête, en hommage au travail remarquable de cette association. Sophie Thalmann, la marraine de l’édition 2018 était là pour les soutenir.

L’histoire a commencé il y a cinq ans, avec la naissance du Trophée Roses des Andes. Alors que Laetitia Chevallier, Présidente de l’Association Enfants du Désert, le partenaire historique des rallyes Désertours, recherchait une cause à associer à cette nouvelle course 100% féminine en Argentine, elle a eu un coup de cœur pour la Fundación Equinoterapia de Azul. Créée par Elena Cataldi, qui a souhaité il y a dix ans, transposer une méthode qui avait largement fait ses preuves sur son propre fils, la Fundación s’appuie sur le cheval, comme partenaire thérapeutique d’enfants handicapés. Avec 23 professionnels pluridisciplinaires des domaines de la santé, de l’éducation et équestre, l’animal est un intervenant thérapeutique central qui fait partie de l’équipe. Plus de 50 bénévoles la complètent. La structure accueille en grande majorité des enfants (le plus jeune a un an), mais le patient le plus âgé a 76 ans. Elle prend en charge des pathologies diverses : problèmes moteurs, difficultés de langage, spectre autiste, symptômes génétiques (épilepsie) ou encore problèmes cérébraux.

Le bilan de l’action des Roses en faveur de l’équithérapie

Les Roses ont été accueillies par les discours de ces deux femmes qui œuvrent désormais main dans la main pour améliorer les conditions de travail au sein de la fondation. Elles ont pu visiter le grand bâtiment qui a pu être construit grâce aux dons des quatre premières éditions du rallye, à l’intérieur duquel se déroulent divers ateliers destinés à éveiller les enfants (cuisine, jardinage, musique etc.). « Le fonctionnement complet de notre fondation a ainsi pu être modifié et amélioré. Pour nous, il y a vraiment eu un avant et un après Trophée Roses des Andes », a précisé Elena. Ces dons ont également permis l’embauche de thérapeutes et d’un cheval supplémentaires, rendant possible l’accueil quotidien de plus d’enfants, ainsi que le parrainage de séances d’équithérapie. Laetitia Chevallier a gardé le suspense et dévoilera ce soir, lors du gala de clôture, la somme qui a été récoltée cette année auprès du cru 2018 des concurrentes. De leurs côtés, certaines Roses ont mené des actions indépendantes pour la fondation. Linda et Céline (équipage 10) ont remis un chèque de 2400€ à Elena. Virginie de l’équipage 56, directrice d’école et elle-même enseignante auprès de trois enfants handicapés avait mobilisé ses élèves et leurs familles : en plus d’un don financier, elle est venue remettre à une Elena très touchée, des dessins faits par sa classe. Même démarche pour Ingrid de l’équipage 28, qui était chargée de cartes coloriés par les enfants d’un club d’équitation alsacien.

Les participantes, sensibles à cette cause si noble, ont été invitées à découvrir concrètement le déroulement d’une séance d’équithérapie. Si habituellement elle dure 50 minutes, elle a été réduite à 20 minutes pour cette démonstration que Sophie Thalmann, passionnée de chevaux et cavalière chevronnée a observée avec la plus grande attention. Maman de trois enfants, elle est venue jusqu’à Salta pour témoigner de son soutien à cette action solidaire du Trophée Roses des Andes. Monica, la directrice et coordinatrice générale de la fondation a expliqué en détails les différentes phases d’une session. Dans un premier temps, on dispose devant les enfants des images qui en reprennent les étapes afin qu’ils les comprennent et les intègrent avant la pratique. Puis, ils sont aidés pour une première approche qui consiste à préparer leur monture, la brosser. Cela favorise la prise de contact et le lien avec l’animal. Enfin, ils le sellent et mettent leur bombe, avant de se hisser, parfois à l’aide d’une rampe sur le dos du cheval.
Chaque patient a un protocole adapté à son handicap, du choix de la selle aux accompagnants (thérapeute, auxiliaire de piste) qui l’entourent. Les différents professionnels, suivant la pathologie, prévoit un plan d’action qui évolue en fonction des progrès attendus ou constatés. L’objectif est que les enfants soient de plus ne plus autonomes dans ces différentes phases. Des activités ludiques sont proposées une fois qu’ils sont sur l’animal pour stimuler la motricité fine.

Déjà des airs de fête…

Tout cela est un jeu pour les jeunes patients, qui ne vivent pas leur thérapie comme une contrainte, mais comme un grand moment de bonheur, comme ont pu le constater les Roses, admiratives du travail effectué. Tout se passe en plein air, en pleine nature et s’achève systématiquement par un chant destiné à marquer la fin de la séance. Un spectacle de danse traditionnelle a été proposé par un des patients les plus anciens de la fondation, pendant que Coca et Bika les deux goldens retriever également éduqués et dressés pour le bien-être des enfants se baladaient et recueillaient les caresses attendries de l’assemblée. Au son de la musique locale, les Roses et l’équipe de la fondation et de l’association Enfants du Désert se sont rejoints pour entamer une grande farandole. Sentant l’ambiance festive poindre, Etienne Drapeau n’a pas tardé à s’emparer de sa guitare et à monter sur la scénette pour enflammer définitivement des Roses au top de leur forme. Le chanteur canadien, très généreux et toujours prêt à mettre le feu, fait l’unanimité auprès des filles et en quelques jours, il a conquis les Roses. Nul doute que ce soir, il donnera tout ce qu’il a pour faire de la soirée de clôture un grand moment de partage et de danse au son des chansons latinos qu’il affectionne tout particulièrement. Affaire à suivre…